LES VOILES
Une
voile est un immense morceau de tissu qui attrape le vent et permet
d'utiliser sa force pour faire avancer le bateau. Certains bateaux
ont seulement la grand-voile, tandis que d'autres ont aussi une voile
d'avant qui est fixée devant le mât.
On
peut utiliser de nombreux types de voiles d'avant pour s'adapter au
vent, sa force et sa direction. Certains bateaux, surtout les
quillards* assez grands, ont plusieurs focs de diverses dimensions et
de diverses résistances. En général on utilise les plus grandes
voiles par vent faible et les petites voiles par vent fort, pour
réduire la puissance.
Sur
Sirius nous avons 5 voiles :
La
grand-voile (25 m²)
C'est
une voile épaisse fixée sur le mât et la baume. Suivant la force
du vent, nous pouvons réduire sa surface. On dit alors que l'on
prend un ris*. La grand-voile assure la stabilité du bateau et
généralement nous la hissons en premier.
Le
génois (35 m²)
C'est
un grand foc qui va plus loin que le mât. C'est la voile d'avant
qu'on utilise le plus. Sur Sirius nous avons un enrouleur de foc,
qui est un système de rangement du foc et de réglage de sa surface,
par enroulement autour de l'étai*. Ce système est très pratique et
nous évite de hisser* et d'affaler* le génois à chaque
utilisation.
Comme
nous possédons un génois à enrouleur, qui est donc à l'avant et
fixe, nous avons également un étai largable* qui nous permet de
hisser d'autres voiles dessus.
Le
foc de route (17 m²)
C'est
la voile intermédiaire entre le génois et le tourmentin. Elle est
de taille moyenne et assez solide pour résister à des vents forts.
C'est la voile qu'on hisse quand le temps se dégrade. Il faut pour
cela aller sur le pont et souvent embrasser quelques embruns.
Le
tourmentin (6 m²)
C'est
la plus petite voile. C'est une voile de secours qui est obligatoire
à bord. Elle est très rigide et très solide. Mais ça n'est jamais
un plaisir de la hisser car c'est une voile de tempête. Son nom
viens justement de tourmente. Et quand on hisse le tourmentin c'est
qu'on passe un mauvais moment !
Le
spinnaker (65 m²)
A
l'opposé du tourmentin il y a le spi. C'est la plus grande voile
d'avant. C'est une voile spéciale qui ressemble à un grand
parachute souvent coloré. Elle est utilisée pour naviguer au
portant, quand le bateau avance dans le même sens que le vent. C'est
une voile très fine qui permet d'atteindre une grande vitesse,
cependant elle est contraignante car elle nécessite des conditions
spécifiques de navigation. D'ailleurs, depuis notre départ de
Trebeurden, nous ne l'avons pas encore utilisée.
Pour
réaliser la plupart de nos voiles nous avons fait appel à Loic, un
professionnel qui a accepté d'ouvrir les portes de son atelier à la
caméra du Sirius.
LE
GRÉEMENT
Pas de
voiles sans gréement. Mais qu'est-ce que le gréement ?
C'est
tout ce qui sert à manœuvrer les voiles, à les établir, à en
modifier la surface ou la forme, et à les régler.
Luc, un gréeur professionnel nous raconte son métier et les travaux qu'il a effectué sur Sirius.
Le
vocabulaire pour tout comprendre
*étai :
câble de support du mât à l'étrave
*étai largable :
câble de support amovible du mât à l'étrave
*ris :
système de réduction de la surface de voile exposée au vent. On
dit prendre un ris, ariser
une voile.
*un
bateau à voiles est quillard ou dériveur :
- *quillard
: voilier muni d'une quille
- dériveur
: bateau à voile équipé d'une dérive (ex.: un catamaran)
*hisser
: Élever à l'aide d'un cordage, d'un filin. Hisser est la manœuvre
consistant à monter une voile.
*affaler
: faire descendre une voile rapidement